Quelque 150 travailleurs et représentants des trois organisations syndicales du secteur public ont formé vendredi matin, sous une pluie battante, un comité d’accueil des députés bruxellois venus écouter la déclaration politique du ministre-président pour les prochains mois.

Cette initiative est à replacer dans le contexte de leur plan d’actions annoncé en septembre en vue d’obtenir une amélioration des conditions salariales et de travail du personnel des administrations locales de la Région bruxelloise et des hôpitaux du réseau IRIS.

Les syndicats ont multiplié, en vain, les initiatives à Bruxelles au cours des derniers mois, et notamment depuis les dernières élections communales et régionales (dépôt d’un cahier de revendications, manifestations, arrêts de travail, passage aux conseils communaux pour défendre les salaires et les conditions de travail des agents).

Ils se disent déçus du contenu de la déclaration du nouveau gouvernement régional qui n’exprime aucune intention, selon eux, de soutenir le personnel des pouvoirs locaux, en dépit de promesses électorales. Ils déplorent n’avoir eu droit à aucune réunion avec les autorités responsables depuis les dernières échéances électorales.

Les conditions de travail au cœur du débat

Ils dénoncent particulièrement une détérioration «insoutenable» des conditions de travail dans le secteur hospitalier, liée au sous-financement du fédéral, à des barèmes bien trop faibles, à une surcharge de travail ou encore à une charge psychosociale éprouvante.

D’après le front commun syndical, le personnel n’a eu droit à aucune augmentation salariale depuis dix ans. Les syndicats socialistes, chrétien et libéral exigent donc, et avant tout, une augmentation de 10% des barèmes.

On sait depuis une semaine que le ministre bruxellois chargé des Pouvoirs locaux, Bernard Clerfayt (DéFI), et le ministre-président, Rudi Vervoort (PS), recevront les organisations syndicales le 12 novembre prochain.

Devant le parlement, M. Clerfayt avait alors répété que les communes dont ces agents dépendent pouvaient ajuster les barèmes si elles le souhaitent. Il a précisé n’avoir jusqu’ici aucune objectivation des montants que représentent les demandes syndicales.

Cet aspect du dossier devrait figurer à l’ordre du jour de la réunion du 12 novembre.

Source : Journal L’Avenir